la nature. La mer me porte, me transporte, me nourrit et voilà qu'elle
m'abreuve. Je ne suis plus contraint d'attendre après la mamelle du ciel
qui ne donne pas à tout le monde équitablement. Le soleil me réchauffe et
envoie ses photons que je transforme impulsions électriques pour écrire ce
texte électronique. Le vent nous fait avancer, parce que l'immobilité n'est
pas au programme !
A l'intérieur :
L'humidité
Le tam tam des vagues sur la coque en alu
Le couinement des cloisons en polycarbonate
Pas de vent
Quelques degrés de plus quand le soleil est là
La lecture
Le repos – les yeux se ferment
Les repas
Sentiment de sécurité
Utérus – encore quatre mois avant de renaitre
A l'extérieur :
L'humidité
Les embruns
Le vent
L'horizon
Spectacle permanent d'une nature vivante
Danger autour
Manoeuvres et travaux physiques – les yeux se plissent
Le désert
Pas de présence humaine
Présence humaine sous forme de déchets flottants
Goût de liberté – mais ce n'est pas encore ça ! Il faut rentrer. Encore
quatre mois pour la découvrir!
Je me sens Marsupiau... Ma poche s'appelle Oïkos.