Tu ne te souviendras pas du vent, des algues de cette plage, de ce silence,
de notre émoi quand se sont mêlés nos visages.
Tu ne te souviendras pas nous étions là émerveillés. J'ai glissé un peu
contre toi, contre toi tu m 'as entrainé.
Tu ne te souviendras pas de nos corps couchés sur le sol. Les corps
s'enfoncent comme les pas dans le sable où le vent les vole.
Tu ne te souviendras pas doucement la nuit s'est penchée trainant dans son
manteau de soie des morceaux de ciel étoilé.
L'amour nous menait en voyage. Longtemps nous avons navigué. La mer se
cognait au rivage. Dans tes yeux je me suis noyé.
L'amour nous menait en voyage. On s'est aimé, on s'est aimé. Qu'ils sont
merveilleux les naufrages quand dans tes bras j'ai chaviré.
Passent les jours, file le temps, s'égrainent les calendriers.
Brule l'été, souffle le vent...
Lalala... Brassens.
Position...
En mer qui cogne son calme,
Sous de gros nuages lourds et immobiles.